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==== La mise en place de l’alliance (1970) ==== Les dirigeants soviétiques, de leur côté, pour peu qu’ils en aient eu la possibilité, ne semblaient pas enclins à faire pression sur les Vietnamiens. Par contre, d’après Sihanouk, ils se déclarèrent prêts, au cas où il aurait décidé de combattre l’extrême droite, à lui fournir des armes et des véhicules sous six à sept mois alors que le monarque avait besoin d’une aide immédiate pour avoir une chance de gagner la partie. Les assertions du prince sont toutefois sujettes à caution. Outre qu’il soit difficile de déterminer si le terme extrême droite recouvrait les partisans de Lon Nol et Sirik Matak ou au contraire les troupes américano-sud-vietnamiennes, l’aide militaire soviétique serait apparue malvenue. Le 18 mars, dans la limousine qui le conduisait à l’aéroport, Kossyguine avertit le prince que l’assemblée nationale cambodgienne venait de le démettre de ses fonctions de chef de l’État. Bien plus tard, Sihanouk affirmera qu’il aurait alors fait part de son intention de combattre l’impérialisme de toutes ses forces. À l’aéroport, il confia qu’il allait sûrement devoir mettre en place un gouvernement en exil. Les cérémonies officielles continuèrent cependant comme initialement prévu et le monarque nouvellement déchu prit l’avion pour Pékin. Lors de l’escale à Irkoutsk, le prince fut accueilli avec les honneurs et convié à un banquet. Malgré les événements, il fut, d’après Alain Daniel, son secrétaire, d’une exquise courtoisie avec ses hôtes.
Sources : fr.wikipedia.org
Même si plus tard, il écrira qu’il passa le vol à préparer un appel aux armes, une de ces premières décisions, une fois arrivé à Pékin, sera de contacter Étienne Manac'h, l’ambassadeur de France, pour demander l’asile politique dans son pays. À son arrivée à Pékin, Sihanouk fut accueilli par Zhou Enlai et une garde d’honneur. Il se rendit à l’ambassade du Cambodge où on lui remit une lettre de Cheng Heng, le nouveau chef de l’État, et qui lui signifiait sa déposition. Après avoir rencontré Étienne Manac'h pour discuter, comme évoqué ci-dessus, les modalités d’un asile politique en France qui sera d’ailleurs accepté, il eut une entrevue avec les dirigeants chinois, mais la teneur des conversations diffèrent suivant le témoignage du prince que l’on prend en compte. En 1971, il affirma que Zhou Enlai, tout en le mettant en garde contre l’ardeur de la tâche, lui promit un soutien total de son pays s’il décidait d’engager le combat contre l’impérialisme et lui accordait un délai de 24 heures pour réfléchir à sa proposition. Onze ans plus tard, le monarque affirma par contre que le message venait du président Mao Zedong et reconnaissait qu’en le soutenant ainsi, ils offraient à leurs alliés khmers rouges une opportunité sans précédent de « communiser » le Cambodge. Si une telle pensée avait pu effleurer le prince en 1970, sa motivation était essentiellement basée sur sa soif de revanche, surtout après les attaques contre sa personne et celle de sa femme qui fleurissaient à Phnom Penh.
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Il est toutefois sûr qu’après sa déposition et son installation à Pékin, sa rancœur et son statut servaient les intérêts chinois, vietnamiens et ceux du Parti communiste du Kampuchéa jusqu’alors balbutiant. Vingt-quatre heures après l’arrivée du prince, les dirigeants chinois firent venir Phạm Văn Đồng à Pékin. D’après Sihanouk, Đồng vint le voir le 22 mars au petit matin. Ils prirent ensemble le petit déjeuner puis eurent une réunion de travail au cours de laquelle, toujours d’après l’ancien souverain, ils conclurent une alliance qui avalisait l’acheminement de l’aide chinoise à la résistance khmère, la convocation d’une « conférence des peuples indochinois » et l’entrainement au Viêt Nam des troupes de cette nouvelle coalition. Cet accord répondait aux attentes de toutes les parties. Sihanouk, à la tête d’un front de résistance sauvait la face, permettant aux forces du PCK de croître dans des proportions qu’ils n’auraient jamais pu espérer ; ces troupes enfin, par leurs actions, permettaient de relâcher la pression que l’armée cambodgienne faisait peser sur les unités vietnamiennes stationnées en territoire khmer. Les discussions de Pékin débouchèrent sur une allocution radiodiffusée de Sihanouk le 23 mars. Tout d’abord il remit en question la légalité de sa déposition : « il n’y a dans notre constitution, même dans les plus récents amendements d’avant le coup d’État anticonstitutionnel de ce mois de mars 1970, perpétré à Phnom Penh par l’extrême droite, aucune disposition qui permette au parlement et au gouvernement de déposer le chef de l’État.
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» Pour lui, seul « un référendum national, dont la régularité ne serait pas contestable » aurait été à même de mettre fin à ses fonctions. Mettant en doute la légitimité du nouveau régime, il contestait par avance le résultat de toute consultation qu’il organiserait et demandait aux gouvernements étrangers de ne pas le reconnaître. Enfin, il faisait part de son intention, une fois le régime de Lon Nol renversé, de ne plus solliciter de responsabilités au sommet du nouvel état. Dans une autre déclaration faite à l’AFP, il annonçait la formation d’un Front uni national, d’un gouvernement d’union nationale, la constitution d’une assemblée consultative et d’une armée nationale de libération. Enfin, il appelait ses « enfants » à ne pas se soumettre aux lois de Phnom Penh et à se réfugier dans la jungle pour combattre l’ennemi. Les forces armées du front, appelé FUNK seront placées sous l'autorité du Gouvernement royal d'union nationale du Kampuchéa (GRUNK). L'« appel du 23 mars » de Sihanouk aurait été, à son insu, légèrement retouché par Pol Pot. Zhou Enlai prévoyait une rencontre entre Sihanouk et Pol Pot mais, le 26 mars, ce dernier se contentait de faire transmettre au prince un message de soutien prétendument signé par Khieu Samphân, Hou Yuon et Hu Nim, les chefs officiels du mouvement khmer rouge, et censément envoyé depuis une base de résistance située au Cambodge. Le GRUNK avait pour siège le Youyi binguan (Hôtel de l'amitié), un complexe de bureaux et de logements situé au Nord-Ouest de Pékin, construit dans les années 1950 pour héberger les conseillers soviétiques.
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La recherche sur Peptide repose surtout sur des travaux de laboratoire et des modèles animaux ; les données cliniques varient selon la substance.
La pureté et l'analyse (HPLC, spectrométrie de masse), une reconstitution correcte et un stockage adapté sont déterminants.%!(EXTRA string=Peptide)
Tous les mécanismes ne sont pas démontrés et une étude isolée ne fait pas une preuve globale. Les questions ouvertes sont signalées comme telles.%!(EXTRA string=Peptide)